Les ateliers d’Asnières de Louis Vuitton

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Le week end dernier avait lieu pour la 3e édition des Journées Particulières organisées par le groupe LVMH. A cette occasion les grandes maisons du groupe ouvrent leurs portes au grand public. J’avais déjà profité de ces journées lors de la première édition en visitant les salons de Chaumet, place Vendôme.

Cette année j’ai voulu  visiter les ateliers de maroquinerie de Louis Vuitton à Asnières. Cette maison fait partie de ces grands noms français qui me font rêver. J’avais déjà adoré l’exposition « Volez, Voguez, Voyagez » (voir l’article à ce sujet) et j’avais hâte de continuer ma découverte de cette maison et son savoir-faire. Je m’y suis rendu samedi matin un peu avant l’ouverture pour être dans les premières, et surtout ne pas faire trop la queue.

Pour des questions de confidentialité, il n’était pas permis de prendre des photos, je vais donc essayer de vous faire vivre cette visite avec quelques mots et des images issues du site Louis Vuitton.

La visite commence par la présentation des différents cuirs et peaux utilisées. Le cuir se décline en 26 couleurs et les peaux peuvent être de l’autruche, du python (entre 5 à 8m de long), de galuchat (raie ou roussette), ou du crocodile. A chaque fois, la maison travaille avec des partenaires, afin de s’assurer de la qualité des produits et surtout d’éviter tous produits issus de la contre-bande. Nous avons eu la chance de pouvoir toucher les cuirs et les peaux, pour comprendre et comparer les différences de chacun d’entre eux.

Source : Louis Vuitton

Puis nous passons à la réalisation d’un sac, avec pour base les cuirs et peaux que nous avons vu précédemment. Pour illustrer les différentes phases de fabrication d’un sac, nous avons l’exemple du modèle Twist. L’un des derniers modèles créé par Nicolas Ghesquière, directeur artistique de la maison.  Ce sac a pour particularité sa boucle de fermeture.  Lorsqu’il est fermé, la boucle donne un LV (Louis Vuitton) et ouvert le L se juxtapose sur le V. 

Il est composé de 300 morceaux. Chaque partie du sac est d’abord encollée puis piquée. Une fois le sac terminé, il passe sous le contrôle d’un oeil expert pour vérifier qu’il n’y ait aucun défaut, faux-pli ou imperfection. Chaque sac possède son propre passeport, retraçant l’origine de la peau ou du cuir utilisée et toutes autres informations sur sa composition.

Nous continuons avec la présentation d’un autre modèle phare du moment, la petite malle. Une minaudière qui est une réplique miniature de la fameuse malle qui donna à la maison ses lettres de noblesse. Je dois avouer que je ne dirais pas non si on me proposait d’en avoir un. Il est certes pas très grand, principe même de la minaudière, mais c’est surtout pour moi un concentré du savoir-faire Louis Vuitton.

Il s’agit d’un sac mais sa fabrication est pratiquement égale à celle des ces aînées, les malles de voyage. La base est en bois de peuplier, sur lequel on vient coller une base de coton pour réunir les deux parties de la malle. Le tout est recouvert de cuire avant de venir terminer avec la « bijouterie » du sac qui rappelle les fermetures et protections de la malle.

Source : Louis Vuitton
Source : Louis Vuitton

Nous passons ensuite à la fabrication des malles constituée de trois bois différent. Le peuplier est repris comme base. A cela s’ajouter de l’okoumé, bois africain, très résistant pour le dessus et le dessous de la malle.  Les renforts mis sur certaines malles de grande taille sont en hêtre. La découpe de chaque pièce de cuire recouvrant la malle est très précise car il faut que le respecté le monogram. L’intérieur de la malle est tapissé de toile Vuittoné, il s’agit d’une toile de coton, avec d’un côté du tissu pour être collé au bois et de l’autre un enduit qui donne l’effet du cuir.

Une des particularité des malles se trouve dans la serrure. Elles sont à chaque fois numérotées. Un propriétaire de malles peut choisir d’avoir une seule et même serrure pour chacun de ses bagages. Mais l’innovation n’est pas là. Ces serrures sont réputées pour être inviolable. Elle sont faite sur une base d’horlogerie.

Source : Louis Vuitton

La visite des ateliers se termine par la menuiserie. Tous les éléments d’une malle sont façonnés à l’atelier dont bien évidement la base, le bois. Les 4 menuisiers de l’atelier travaillent pour les produits de base mais aussi sur des modèles personnalisés.

Chaque modèle personnalisé est fait en collaboration avec le client. Les employés de l’atelier ont besoin à chaque fois d’avoir un modèle du contenu de la malle afin de la faire sur mesure, pour s’assurer que l’ensemble des éléments rangés dans la malle y trouve leurs places et ne risquent rien pendant le transport de la malle.

Ils réalisent par exemple le coffret pour la coupe du monde de football. Pour cela, ils avaient donc une réplique de la coupe pour créer la malle adaptée à ces dimensions.

Source : Louis Vuitton

Un autre exemple assez insolite nous a été présenté. Il s’agit d’une malle réalisée pour le célèbre coiffeur français John Nollet. Il se rend très souvent chez les célébrités ou dans les chambres d’hôtels pour les préparer pour de grands événements. Les ateliers Louis Vuitton avaient déjà collaboré avec le coiffeur (voir image ci-dessous). La malle qui nous a été présentée avait des tiroirs faits sur mesure pour accueillir brosses, élastiques et autres accessoires de coiffures. Il y avait également une petite particularité. Pour qu’il puisse s’offrir un petit luxe avec ses clientes. Il existe un tiroir pouvant contenir une bouteille de vin avec les deux verres associés. Chaque verre était dans son propre étui sur mesure.

Comme toutes les malles Louis Vuitton, celle de John Nollet n’a pas de roulette mais deux grosse poignées pour être transporter par deux personnes.

 

Source : Metaforst.com

A la fin de la visite nous avons pu découvrir la Galerie qui retrace tous les moments forts de la maison. On y retrouvait pas mal d’informations vues pendant l’exposition au Grand Palais. Sachez que vous pouvez visiter cette galerie (et prochainement la maison jointe aux ateliers, aujourd’hui en travaux). Il vous suffit de faire une réservation sur le site. Restez attentif de nouveaux créneaux devraient être annoncés.

Pendant cette matinée, j’ai pu découvrir un lieu magique avec des gens fièrent de leur travail, de leur savoir-faire. Nos différents interlocuteurs ne disaient pas « la maison Louis Vuitton » mais « notre maison ». Les ateliers regroupent environ 120 maroquiniers qui vivent leur métier avec passion. Il existe même en interne une école de savoir faire maroquinier afin qu’ils puissent se perfectionner sur les différents aspects de ce métier, que le savoir faire soit maintenu et transmis.

Journées Particulières LVMH 2

Au moment de partir, on m’a remis un livre avec plusieurs petites histoires. Chacune évoque une des différentes maisons du groupe LVMH. De quoi prolonger ce rêve et cette découverte.

J’ai déjà hâte de connaître les prochaines dates des journée particulières. Pour pouvoir pousser la porte de ces grandes maisons qui semblent trop souvent inaccessible.

One thought on “Les ateliers d’Asnières de Louis Vuitton

  1. Visite qui semble très enrichissante ! Merci pour le récit tu as réussi à me faire voyager avec toi, très bien écrit. Contente de voir que tu as un peu de temps pour poster ici. Bisous.

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