Paris, fais moi peur !

Mettez vous dans l’ambiance, éteignez les lampes et laissez simplement la lumière de votre écran vous éclairez. Voilà je crois que l’ambiance d’Halloween pour cet article est prête. Paris renferme de nombreux mystères et pas toujours ceux auxquels on pense. Oubliez le fantôme de l’Opéra et autre Belphégor. Là je vous parle de 4 vraies légendes parisiennes.

Le portail diabolique de Notre Dame

Vous avez déjà fait attention aux portes latérales et leur ferronnerie de Notre Dame ? La légende dit que pour leur réalisation, on fit appel au jeune ferronnier Biscornet. Il était ambitieux mais fut rapidement dépassé par l’ampleur de la tâche. Il décida de passer un pacte avec le diable. En échange de son aide pour réaliser les portes dans les temps, il leur offrirait son âme.

Le jour de l’inauguration, les portails étaient achevés. Tout le monde s’extasiait devant la finesse du travail. Mais au moment où l’on voulu ouvrir les portes, celles-ci refusèrent de s’ouvrir. Le malin avait pris possession des portes qui permettaient d’accéder à la cathédrale. Il fallut jeter de l’eau bénite pour venir à bout du maléfice.

Qu’en à Biscornet, il était introuvable, il se cachait pour échapper à son sort. Mais le diable le retrouva et prit son dû. On raconte que le fantôme de Biscornet est encore dans les rues à la recherche de son âme.

Le barbier et le pâtissier de la rue Chanoinesse 1387

Si je vous parle de tourte à la viande, vous pensez au film Sweeney Todd. Mais à la base il s’agit d’une légende parisienne. Cela se passe à quelques rues de Notre Dame, dans l’actuelle rue des chanoinesses. Au XIVe siècle, il y avait un barbier installé à côté d’un pâtissier. Ils avaient mis en place une macabre organisation. Le barbier égorgeait certains de ses clients, le plus souvent des étudiants de passage. Une trappe entre les deux boutiques permettait de passer les corps dans la cave du pâtissier.  Celui-ci en faisait des pâtés de viandes (humaines donc) très réputés dans le quartier.

L’affaire fut découverte grâce à un chien. Il se mit à aboyer plusieurs jours et plusieurs nuits devant chez le barbier, ne voyant pas son maître ressortir de la boutique. Les deux compères furent arrêtés et brûlés vifs. Qu’en aux deux boutiques, elles furent rasées.

Le meurtre parfait du métro de la Porte Dorée

Le premier meurtre dans le métro parisien au lieu en 1938, à la station Porte Dorée et reste un mystère.  Une dimanche en fin d’après-midi, Laetitia Toureaux monte dans le métro Porte de Charenton, ancien terminus de la ligne 8. Elle est seule dans le wagon. Quand le métro arrive à la station suivante, Porte Dorée, des passagers montent. Laetitia semble endormi, cachée par son chapeau. Au moment où le wagon repart, son corps tombe dans une mare de sang, un couteau planté dans son cou. Elle est néanmoins toujours vivante mais décédera sur le chemin de l’hôpital Saint Antoine.

Elle était seule dans le wagon mais pourtant le meurtre a bien au lieu entre les deux stations. Comment l’assassin a-t-il fait ? Comment est-il sorti du wagon avant d’arriver à Porte Dorée ? Mystère !

Les enquêteurs découvrent que la victime avait une double identité. Derrière l’image de l’ouvrière d’origine italien, elle travaillait aussi pour une agence de détective, indique de la police. Elle aurait aussi des liens avec  l’organisation d’extrême droite, la Cagoule. Mais impossible de savoir s’il s’agit d’un réglement de compte.

Quelques années plus tard, la police reçu une lettre d’un homme avouant le meurtre par jalousie. Il explique qu’il avait un double du passe qui permettait de passer d’un wagon à un autre. Mais son témoignage ne sera pas jugé comme sérieux. Le meurtre de Laetitia Toureaux reste encore aujourd’hui un mystère…

La Malédiction de la rue Bièvre

Pour cette dernière légende, nous passons côté rive gauche mais encore une fois pas très loin de Notre Dame. Au début de la rue de Bièvre, il y a un trou entre deux immeubles, tout ça à cause d’une malédiction.

Dans les années 40, un couple a hérité d’un vieux troquet à cet emplacement après le décès brutale de l’ancien propriétaire. Un soir, un gitan rentre dans le bar et le patron le menace de lâcher son chien pour le faire partir lui et son jeu de tarot. L’homme prononce des  paroles incompréhensives en regardant le chient avant de partir. Dans les jours qui suivent le chien s’affaibli rapidement avant de mourir. Peu de temps après le gitan revient, encore une fois le patron le menace. Cet fois, c’est lui qui est pris d’un mal inexpliqué qui le clou au lit avant de mourir quelques jours plus tard lui aussi. On raconte que le gitan s’est enfuit avec la femme du patron.

L’immeuble était en très mauvais état et menaçait de s’effondrer. On décida de le raser. Et bizarrement tous les ouvriers furent pris d’une même maladie et durent stopper le travail. Une autre équipe réussi à venir à bout de la tâche mais tous moururent quelques temps après. Depuis aucune construction n’a été entreprise à cet emplacement maudit !


Il faut savoir que je suis une grande froussard de nature. Je dois donc vous avouer qu’après avoir écrit cet article j’ai eu un peu de mal à m’endormir. J’écoutais chaque bruit de mon appartement. Je crois que Paris tu m’as fait peur !

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